Aigles ou crétins ?

« La continuité des grands spectacles nous fait sublimes ou stupides. Sur les Alpes on est aigle ou crétin », affirmait Victor Hugo dans l'un de ses poèmes, sans même avoir assisté à la moindre étape du Critérium du Dauphiné.

Il s'est confirmé tout au long de l'histoire de l'épreuve que les champions sont bel et bien confrontés à leur heure de vérité en se présentant au pied des montagnes où a été bâtie la légende du cyclisme. Le rendez-vous alpin du mois de juin, qui préfigure avec une force prédictive très variable les débats du Tour de France, marque quoi qu'il arrive un tournant et fournit des enseignements précieux. Il ne s'agit pas d'une répétition, mais bien d'un premier acte dont le dénouement porte toujours à conséquences. Pour cette 70e édition, la scène préparée aux acteurs leur permettra de se projeter avec un peu d'avance vers leur défi de juillet à deux reprises : à bonne distance de Cholet mais dans des conditions similaires pour le chrono par équipe entre Pont-de-Vaux et Louhans-Châteaurenaud ; puis sur le tracé exact de la 11e étape du Tour entre Albertville et la station de La Rosière. Toutefois, l'enjeu majeur de la semaine de course ne sera pas nécessairement dicté par les résultats de ces deux étapes décisives. Les dernières éditions du Dauphiné nous ont habitués à des rebondissements savoureux, des coups de force inattendus qui pourraient être portés jusque dans la dernière étape et la montée au Bettex sur les hauteurs de Saint-Gervais, mais aussi dans l'ascension de Valmorel deux jours plus tôt, ou dans les 17 kilomètres de la montée inédite au col du Mont Noir en s'approchant de Lans-en-Vercors. Nous sommes prêts à nous laisser surprendre.

Christian Prudhomme

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